La réforme conservatrice sur les drogues est la prochaine étape vers le «Meilleur des Mondes» de Justin Trudeau.

Par Matthew Ehret-Kump

Traduit par Danny Costa-Carvalho

Le 25 juillet 2013, Justin Trudeau a annoncé son appui envers la légalisation de la marijuana et par la même occasion a fait l’aveu d’en avoir fumée à plusieurs reprises; depuis ce moment-là, les médias de masse canadiens ont de plus en plus conditionné la population à croire que la légalisation de cette drogue est un facteur déterminant pour n’importe quel politicien qui aspire à rester élu dans les hautes instances politiques du pays. Après la publication dans la presse nationale du grand soutient populaire qu’a obtenu Trudeau après son aveu, plusieurs fonctionnaires comme le maire de Toronto Rob Ford, le chef du NPD Thomas Mulcair, la Première Ministre libérale de l’Ontario Kathleen Wynne et le Premier Ministre libéral de la Nouvelle Écosse Darrel Dexter ont tous pris le train des dopés en affirmant avoir déjà consommé des drogues.

Bien que le gouvernement conservateur au pouvoir de Stephen Harper maintienne une position ferme contre les libéraux sur cette question, le combat n’est qu’une simple façade, comme le témoigne l’application d’une réforme structurale majeure sur la politique des effets thérapeutiques de la marijuana au Canada le 1er octobre 2013, accompagnée d’une vaste expansion de production d’herbe à travers le pays.

La réalité est que les plates-formes conservatrices et libérales sur la drogue sont tous les deux unies et font partie d’un même programme. Ce programme est un «Brave New World (Le Meilleur des mondes)» et n’est pas de nature médicinale mais purement impériale. L’intention de l’oligarchie anglo-hollandaise dirigeante a toujours été d’abrutir la population et faire des profits monstres tout en ouvrant la porte à la légalisation d’une vaste gamme de psychotropes. Les acteurs principaux dans cette opération incluent des membres dirigeants de la dynastie Bronfman, dont l’un d’entre eux joue un rôle clé dans le contrôle de Justin Trudeau, potentiel nouveau Premier Ministre du Canada en 2014.

L’Économie de Marché sur la Marijuana selon Harper :Une Porte Ouverte à la Légalisation Complète

Dès le 1er octobre, Santé Canada commencera à révoquer le droit des cultivateurs privés de petite échelle (dont 4200 ont reçu des licences depuis que la légalisation de la production de marijuana à des fins médicales est devenue possible en 2001), et mettra en œuvre un nouveaux régime basé sur une standardisation de production d’herbe sous le contrôle hautement centralisé de quelques grands cultivateurs privés. La suppression progressive de l’ancien système sera complétée avant le 31 mars 2014. La période de 2001 à 2013 a permis que de petites opérations de culture puissent fleurir, simple étape nécessaire vers une cartélisation de la production d’herbe dans une quête pour la légalisation complète.

En vue d’encourager «l’innovation» dans l’industrie de la drogue, le gouvernement conservateur a également annoncé qu’avec de nouvelles opérations de production de masse, certifié par la GRC, et des centres de distributions associées à celles-ci, les prix deviendront flottants dans l’économie de marché. Bien que le système actuel n’implique qu’une variété de marijuana, le nouveau système de marché compétitif promet d’encourager plus de 30 «marques» et des nouvelles variétés sur mesure en vue de satisfaire la soi-disant grande demande de la population vieillissante des baby-boomers.
Arracher les mauvaises herbes libérales.

Un des plus grands conflits d’intérêt dans cette histoire est représenté par Chuck Rifici, conseiller principal en politique de Justin Trudeau, chef comptable et directeur du Parti libéral du Canada, qui agit aussi en tant que président et PDG de Tweed Inc., une des plus récentes créations d’entreprises privées de production/distribution de marijuana de masse qui cherche des contrats publics.

Tweed Inc. a tout récemment acheté une grande partie de l’ancienne chocolaterie Hershey dans la petite ville de Smith Falls en Ontario; qui a fermé en 2008, ravageant ainsi la main-d’œuvre locale. La ville de Smith Falls est utilisée comme source de propagande dans la presse canadienne, qui veut faire avaler que ces nouvelles opérations de culture de masse sont des opportunités d’emplois qui ramèneront à la vie des villes détruites par la mondialisation. Il n’est point surprenant que Rifici soit accompagné par Stephen Bronfman, conseiller principal et collecteur de fonds en chef de Justin Trudeau. Toute personne qui a lu Dope Inc. de 1978 du EIR (Executive Intelligence Review), rapport exposant l’empire de la drogue contrôlé par l’empire britannique, sait que la famille Bronfman représente une dynastie enracinée dans les activités les plus sombres des transactions de stupéfiants et de leur légalisation.

Un plan qui ne tient pas debout

L’abandon complet de l’ancien système est prévu pour le 31 mars 2014. En ce moment, le nombre de consommateur de marijuana médicinale s’élève à 37 400, et Santé Canada prédit que ce nombre va s’accroitre à 450 000 en dix ans alors que les baby-boomers prennent leur retraite et que des soins médicaux continuent de subir des coupures dues à des mesures d’austérité. Sous ces prévisions, des pourvoyeurs de capital-risque comme Tweed Inc. promettent d’amasser des profits de $1.3 milliards/année. Si la légalisation est permise durant cette période, alors on peut s’attendre à une quantité de consommateurs et de profits surpassant les magnitudes des estimations cités plus haut.

Pendant que plusieurs petits cultivateurs se retrouvent complètement confus par le fait qu’ils devront maintenant payer $10 par gramme comme le marché le demande, au lieu du prix régularisé actuel de $5, perdant ainsi «l’autonomie» de leur «produit» au profit de nouveaux corps corporatifs, la réalité de l’intention de l’oligarchie est maintenant révélée. La politique de l’Empire britannique n’a jamais été de fournir de l’herbe «médicinale» pour alléger les souffrances d’un patient cancéreux, mais plutôt de fournir un prétexte pour que des hippies « gelés » et leur progéniture acceptent un programme conçu pour les tuer. La vraie intention a été de créer un cadre légal de privatisation de production en masse de drogues pour épuiser les facultés mentales et de concentration d’une population prise pour victime en vue d’êtres destinée au supplice et à l’élimination sous le fascisme et la dégringolade financière. C’est dans ce contexte que la légalisation complète de l’euthanasie est en train d’être promue en ce moment comme une réponse à l’émergence du «compte à rebours de la bombe démographique des baby-boomers» qui finira par péter si la loi Glass-Steagall n’est pas réitérée immédiatement. Une population défoncée qui attend passivement son droit à la mort pendant que l’oligarchie les rassemble en troupeaux pour les envoyer à l’abattoir est l’unique conséquence du programme Trudeau-Harper.

Confier ces pouvoirs à des compagnies privées sous les influences dirigeantes de la City de Londres a toujours été l’intention et ce depuis la guerre de l’Opium en Chine, et la réforme conservatrice est la prochaine étape que l’oligarchie souhaite réaliser avec l’émergence de leur nouveau jouet, Justin Trudeau.